Interview
Rencontre avec...
Marcel DUMAS
Interviewé le 24-02-2010
Ouvrages concernés :
Edilivre : Marcel Dumas vous venez de publier « L’homme qui pouvait arrêter le temps » aux éditions EDILIVRE dans la collection Coup de Cœur. Avant de parler de votre ouvrage, nous aimerions en savoir un peu plus sur vous. Pouvez-vous vous présenter ?
Mais avec plaisir ! Eh bien, comme mon accent vous le laisse deviner, je suis originaire du midi. Précisément, je suis né à Cagnes-sur-Mer en 1947 (l’année des calamités !) par un beau matin de novembre, « entre le chant du coq et le passage du Mistral », train mythique de ma jeunesse. J’ai grandi entre ciel, terre et mer, dans une nature encore intacte et accueillante, avant que la Côte d’Azur ne soit intégralement bétonnée, de Menton à Fréjus. A ce sujet, j’ai regretté souvent de ne pas être en Corse, vous pouvez me croire, car j’aurais certainement su comment protéger « mon littoral » !! J’ai, plus tard, pu pallier mes « frustrations de nature » en m’installant en Lorraine et je vais vous dire par quel cheminement : tout simplement après avoir épousé une vosgienne native d’Epinal qui effectuait la saison d’été en tant que coiffeuse-esthéticienne à Cagnes-sur-Mer, en 1969 (année érotique, d’après Gainsbourg, marquée par les premiers pas de l’homme sur la lune… que demander de plus ?). Une grève d’EDF nous a réunis sur la plage, puis le coup de foudre (merci EDF !) et 6 jours après, nous étions mariés. Cela fait 40 ans que ça dure et nous sommes repartis, si la santé nous le permet, pour quelques décennies de plus.
Sa famille résidait à Viocourt, charmant village vosgien dont j’ai particulièrement apprécié l’environnement et où, sans hésitation, nous nous sommes établis dès la retraite, fin 2007, au sein d’une nature autre que celle de ma jeunesse mais qui a fini par me conquérir et faire de moi un inconditionnel des Vosges. Préalablement, nous avons vécu 35 ans en région parisienne où j’ai consacré l’essentiel de ma carrière à l’aéronautique en tant que pilote professionnel avion/instructeur et concepteur d’aéroports. Ingénieur-urbaniste, j’ai eu la chance de faire ma carrière dans une société spécialisée en aménagements et équipements aéroportuaires. J’ai principalement travaillé à l’exportation et c’est au cours de mes nombreux voyages professionnels que je me suis lancé dans l’écriture. Je ne vous cache pas que j’avais, depuis longtemps, les « fourmis » dans les doigts, mais encore fallait-il leur laisser faire leurs premiers pas, et c’est ce que j’ai fait ! Débordant d’imagination, j’ai pu, plume à la main, meubler les longs vols internationaux, lesquels me parurent, in fine, de plus en plus court. C’est ainsi que j’ai pu mettre en exergue et de front, les trois histoires qui me trottaient dans la tête, pratique idéale pour lutter contre « la page blanche ». Comme pour tout écrivain, l’imagination joue parfois de mauvais tours en boudant les mots et rien n’est plus frustrant qu’une feuille immaculée à l’issue d’un « tord méninges » de plusieurs heures. Sauter d’un roman à l’autre a été pour moi salvateur, mais attention à ne pas perdre le fil !
Sa famille résidait à Viocourt, charmant village vosgien dont j’ai particulièrement apprécié l’environnement et où, sans hésitation, nous nous sommes établis dès la retraite, fin 2007, au sein d’une nature autre que celle de ma jeunesse mais qui a fini par me conquérir et faire de moi un inconditionnel des Vosges. Préalablement, nous avons vécu 35 ans en région parisienne où j’ai consacré l’essentiel de ma carrière à l’aéronautique en tant que pilote professionnel avion/instructeur et concepteur d’aéroports. Ingénieur-urbaniste, j’ai eu la chance de faire ma carrière dans une société spécialisée en aménagements et équipements aéroportuaires. J’ai principalement travaillé à l’exportation et c’est au cours de mes nombreux voyages professionnels que je me suis lancé dans l’écriture. Je ne vous cache pas que j’avais, depuis longtemps, les « fourmis » dans les doigts, mais encore fallait-il leur laisser faire leurs premiers pas, et c’est ce que j’ai fait ! Débordant d’imagination, j’ai pu, plume à la main, meubler les longs vols internationaux, lesquels me parurent, in fine, de plus en plus court. C’est ainsi que j’ai pu mettre en exergue et de front, les trois histoires qui me trottaient dans la tête, pratique idéale pour lutter contre « la page blanche ». Comme pour tout écrivain, l’imagination joue parfois de mauvais tours en boudant les mots et rien n’est plus frustrant qu’une feuille immaculée à l’issue d’un « tord méninges » de plusieurs heures. Sauter d’un roman à l’autre a été pour moi salvateur, mais attention à ne pas perdre le fil !
Edilivre : « L’homme qui pouvait arrêter le temps » est-il votre premier ouvrage ? Que représente t–il pour vous ? Pourquoi avoir choisi Edilivre ?
A vrai dire, « L’homme qui pouvait arrêter le temps » est mon premier roman chez Edilivre. J’en avais déjà commencé deux autres auparavant publiés par un autre éditeur, alors que je ne vous connaissais pas. De plus, « L’homme qui pouvait arrêter le temps » ne correspondait pas à leur « ligne éditoriale ». J’avais soumis le manuscrit à des amis écrivains qui unanimement en avaient fait l’éloge et m’avaient affirmé que mon ouvrage était digne de publication. Il est toujours bon d’avoir l’avis de ses pairs. En désespoir de cause, je me suis donc mis en quête d’un éditeur et je suis tombé sur Edilivre en surfant sur internet. Je me suis vite rendu compte de la qualité et de l’ampleur de vos publications et je vous ai transmis le manuscrit. Vous connaissez la suite. Sur un plan professionnel, je n’ai pas tardé à me rendre compte que j’avais à faire à des gens passionnés par leur métier et j’ai eu raison de vous faire confiance. De plus, mon « coup de cœur » pour votre maison d’édition s’est également avéré être le vôtre. Alors, comment ne pas être heureux ? Ce roman où se mêle le comique, le fantastique, l’érotique et le policier est pour moi l’aboutissement de quelques années d’écriture et de plaisir où j’ai mis toute ma fougue à raconter une histoire originale passionnante d’un bout à l’autre et surtout sans vulgarité, aucune. Chers lecteurs, à vous de juger !
Edilivre : Dans ce roman la vie de Baptise Rouquette bascule tout à coup quand un vieil homme lui offre la possibilité de suspendre le temps. On tombe alors dans une atmosphère magique et fantastique. Comment l’envie d’écrire ce roman est-elle née chez vous ?
Vous savez, l’envie d’écrire chez un écrivain est omniprésente. Il se lève et se couche bien souvent l’esprit en ébullition et « les fourmis » dans les doigts. Il suffit parfois d’un rien pour que toute une histoire surgisse de son imaginaire. Lorsque je suis arrivé en région parisienne, je passais tous les matins par la gare Saint-Lazare pour me rendre à mon travail. A la descente du train, je voyais les gens courir dans tous les sens, un peu comme dans un film en accéléré. Emporté malgré moi par cette marée humaine, je finissais toujours par avoir le « tournis ». Je me demandais alors pourquoi tant se presser : les gens étaient-ils à la « bourre » tous les matins ou bien aimaient-ils autant leur boulot pour courir de la sorte ? En fait, c’est en discutant avec mes voisins qui eux aussi prenaient le train que j’ai fini par comprendre qu’il ne s’agissait que d’une bien mauvaise habitude que celle de toujours cavaler ainsi. Allez chercher à comprendre !! Eh bien, me dis-je, si seulement je pouvais suspendre le temps, tout ce bouillonnement et ce brouhaha disparaîtraient, au grand plaisir de mes méninges et tympans. Magie de l’imaginaire, l’histoire se mit peu à peu en place dans mon esprit pour prendre forme, les personnages m’apparaissant au fil de mes pensées et bientôt, le « scénario » du livre me parut suffisamment avancé pour passer à l’écriture. Bien entendu, je nageais alors dans le magique et le fantastique, mais comment pouvait-il en être autrement ? Suspendre le temps n’est pas courant !
Edilivre : Le héros de votre ouvrage Baptiste Rouquette possède un pouvoir que l’on rêve tous de détenir au moins une fois dans sa vie. Dans une société où « le temps c’est de l’argent », chacun d’entre nous saurait trouver une bonne raison d’utiliser cette montre magique. Qu’est- ce qui vous a inspiré ce thème immortel?
Tout à fait l’inverse et probablement l’envie de vivre à mon rythme, sans artifice, dans une vie faite de davantage de calme, de quiétude et d’amour. Croyez-vous vraiment que ce rêve de pouvoir magique soit partagé par le plus grand nombre ? Le « time is money » n’est qu’un concept de notre société « d’argent roi » où pour certains, en avoir toujours plus semble être prédominant à leur bonheur. Il n‘est heureusement pas partagé par tous mais est-ce vraiment l’avis de ceux qui ne peuvent prétendre seulement y songer, surtout lorsqu’il s’agit de leur propre survie ? Certainement aimeraient-ils suspendre le temps pour changer leur sort… Gagner sa vie est certes honorable mais lutter pour ne pas la perdre est dramatique, non ? Simplement manger et ne pas avoir froid est devenu le quotidien de beaucoup (merci Coluche pour tout ce que tu as fait pour les plus démunis) et ce concept du « temps = argent » ne concerne que ceux qui ont la possibilité et la velléité d’en user. Personnellement, même s’il faut de l’argent pour vivre (bien), il ne fait pas partie de mes finalités. J’ai pourtant longtemps vécu dans le monde des affaires et j’ai trop souvent vu certains s’authentifier dans « le cul, le fric et le pouvoir ». Grand bien leur fasse si tel est leur but, mais je me suis toujours demandé s’ils ne passaient pas à côté de valeurs essentielles, emportés par leur élan ? C’est pour ces raisons et sur ce thème que j’ai pu aborder le sujet et bâtir mon roman, volontairement comique pour adoucir son côté « dérision » et j’ai voulu y associer un personnage plutôt banal, dadais, niais et puceau de surcroît, lequel parviendra à ses fins par le biais de pouvoirs magiques. Posez-vous la question : si vous possédiez réellement le pouvoir de suspendre le temps, qu’en feriez-vous vraiment ? Je suis certain que chacun de nous a sa propre réponse…
Edilivre : Quelle étape dans l’écriture de ce roman a été la plus difficile pour vous ?
Certainement de ne pas raconter une histoire trop sérieuse et trop ennuyeuse pour le lecteur, malgré son côté fantastique. Le plus difficile a été de la rendre comique, par le biais de situations cocasses et surprenantes. Et rendre « caricatural » les défauts et les passions de mes contemporains a été également un exercice permanent de chaque ligne, de chaque paragraphe, de chaque chapitre.
Edilivre : Au-delà de l’écriture qu’est-ce qui vous passionne le plus dans la vie ? Avez- vous des projets personnels que vous souhaiteriez confier à vos lecteurs ?
Vous savez, j’ai vécu une vie professionnelle trépidante dédiée à l’aéronautique et je me suis passionné pour les deux métiers dont je vous ai parlé, lesquels m’ont apporté de nombreuses satisfactions, notamment la découverte de la planète « vue d’en haut » et la connaissance de nombreux pays à travers le monde. Cela ne s’est pas fait sans quelques sacrifices, vous devez bien vous en douter. Aujourd’hui, enfin en retraite (façon de parler !), j’espère avant tout conserver ce qui me parait être le plus important, la santé, pour profiter de ma belle région d’adoption, la Lorraine, et continuer à prendre du plaisir en famille, que j’ai trop négligée durant mes années actives, et dans l’écriture, ainsi que dans les joies qu’offre la nature comme le jardinage, la pêche et la cueillette des champignons. Des trucs simples quoi, mais ô combien vivifiants !
Edilivre : Avez-vous des projets littéraires en cours ? (Prochaine publication, séances de dédicaces, etc.)
Bien entendu ! Comme je vous l’ai laissé entendre, lorsque l’écriture vous tient, elle ne vous lâche plus, au même titre qu’une passion. Au fil du temps, plusieurs autres histoires ont pris tournure dans mon esprit et je suis en train de les concrétiser sur le papier, de front, comme les précédentes, toujours pour lutter contre « la page blanche ». Il y en a quatre en tout.
Deux d’entre-elles sont la suite d’un premier roman d’aventure et font partie d’une trilogie. Les deux autres sont consacrées à la terrifiante actualité qu’est la pédophilie (roman policier) et à une étude plutôt comique des comportements humains sous forme de nouvelles, sans toutefois perdre le lecteur dans les méandres de la psycho-éthologie. Restons simples ! Parallèlement, je bouge beaucoup pour assurer la promotion de mes ouvrages déjà édités, auprès des médias locaux (librairies, journaux, revues, télévision régionale) et je participe et participerai à divers salons du livre, régionaux et internationaux. En mars, je serai par exemple présent au salon du livre de Villers-Lès-Nancy et de Paris/Porte de Versailles pour quelques séances de dédicace. A suivre, donc…
Deux d’entre-elles sont la suite d’un premier roman d’aventure et font partie d’une trilogie. Les deux autres sont consacrées à la terrifiante actualité qu’est la pédophilie (roman policier) et à une étude plutôt comique des comportements humains sous forme de nouvelles, sans toutefois perdre le lecteur dans les méandres de la psycho-éthologie. Restons simples ! Parallèlement, je bouge beaucoup pour assurer la promotion de mes ouvrages déjà édités, auprès des médias locaux (librairies, journaux, revues, télévision régionale) et je participe et participerai à divers salons du livre, régionaux et internationaux. En mars, je serai par exemple présent au salon du livre de Villers-Lès-Nancy et de Paris/Porte de Versailles pour quelques séances de dédicace. A suivre, donc…
Edilivre : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
Peut-être vous parler du magnifique fait de civilisation qu’est l’écriture. Des premiers écrits cunéiformes à l’imprimerie Gutenberg, jusqu’au clavier d’ordinateur, rien n’a vraiment changé depuis son apparition, car l’écriture a été, est, et sera toujours l’expression d’un message dont toute civilisation a usé au travers des millénaires, que ce message soit religieux, politique, historique ou bien qu’il relate les us et coutumes, la vie de tous les jours ou encore qu’il raconte de magnifiques histoires nées de l’imaginaire. « Les écrits restent » et rien n’est plus important, me semble-t-il, que de pouvoir identifier ses propres racines.
Alors, pour conclure, soyez certains, chers lecteurs, que je n’ai pas l’intention d’en rester là et je vous donne rendez-vous prochainement pour d’autres aventures… de notre temps !
Fin du « message », vous voyez, c’est simple !!
Alors, pour conclure, soyez certains, chers lecteurs, que je n’ai pas l’intention d’en rester là et je vous donne rendez-vous prochainement pour d’autres aventures… de notre temps !
Fin du « message », vous voyez, c’est simple !!


